26/02/2010

Mes lectures

           Mes livres préférés : Romans historiques et de Terroir

 

« Littérature sans Frontières » sur "Fréquence Terre" (web Radio France) est l'une de mes chroniques. En voici quelques extraits...

 

Couleur du temps de Françoise Chandernagor

  

2070320308Nous sommes au XVIIIe siècle en compagnie de Baptiste V***. Son histoire n’est pas banale.

Jeune et orphelin (à la charnière du XVIIe et du XVIIIe), il se spécialise dans le portrait d’apparat, celui des chiens ! Il devient même le « Raphaël du carlin » ou le « Léonard du lévrier ».

Puis, il passe aux mains fines ou potelées de femmes et d’enfants. Il y a la main qui offre, celle qui prend, qui montre, qui cache, qui repousse, qui retient, qui pince, qui flatte, qui secourt, qui s’appuie… Tout un art !

Ensuite, les commandes affluent car il devient un portraitiste assez connu. Il affine son art dans le portrait « déguisé », « mythologique » ou « oriental ».

Telle maîtresse du régent se fait peindre en Diane, telle ex-favorite, pourtant plus fort jeune, se retrouve figurée sans trop de rides et de bajoues… Du coup, la renommée du peintre gravit les échelons au point que dans certains milieux on n’hésite pas à dire que c’est l’amour qui conduit son pinceau.

 

Artisan, pas maître

 

Il est donc considéré comme un excellent artisan  à défaut d’être un « maître », quand bien même il devient peintre du Roi et des siens durant de longues années.

Durant tout ce temps, sa famille s’éteint au fil de maladies incurables pour l’époque, voire du suicide du fils « ce bon à rien ».

La « gloire » de Baptiste V*** s’éteint aussi, il devient pauvre.

Puis, soudain, alors qu’il est tombé dans l’oubli, il annonce qu’il va exposer un tableau aux proportions immenses : « Portrait de famille ». Beaucoup s’étonnent et le raillent.

Mais, que se cache-t-il derrière cette œuvre – travaillée et retravaillée sur plusieurs décennies - de ce vieux veuf sans enfants ? Comment va-t-elle être accueillie par la critique et le public ?

Tout l’art de Françoise Chandernagor dans « Couleur du temps » (Folio) réside dans cette belle faculté de nous dévoiler la trame par petites touches, c’est le cas de le dire. Et, alors, c’est le genre de phrase sublime : « A condition de ne regarder ni en arrière, ni en avant, ni dans les coins, c’est ce qu’on appelle le bonheur ».

 

L’Âme du Temple (3) : Requiem et la dernière danse macabre

 

51iTxLzzmyL__SL500_AA300_Allez ! Encore 700 pages (après les 1.400 des deux premiers tomes, voir nos chroniques des 28 mai et 13 juin 2010 et dans nos archives) et nous connaîtrons le sort réservé à Will Campbell, cet atypique chevalier et commandeur du Temple.

Atypique dans la mesure où il fit partie du groupe secret « L’Âme du Temple » qui œuvra au cœur de l’Ordre et qui eut pour but de faire la paix avec les juifs et les musulmans, qu’il a été marié (en cachette) à la belle Elwen, brisant, de la sorte, son vœu de chasteté, qu’il fut le père de Rose… à moins que ce ne soit Garin de Lyons, son ancien ami devenu un traître au service du roi d’Angleterre, Edouard Ier.

Un Garin qui entraîna la mort d’Elwen. Un Garin que Will Campbell tua avec rage au moment de la fuite des chrétiens de Terre Sainte. Un Garin qui complotait avec ce roi Edouard d’Angleterre…

Inutile de dire que Will Campbell, de retour sur le Vieux Continent, avait des comptes à régler avec celui-ci… également membre du groupe secret « L’Âme du Temple ».

On le devine, ce ne fut pas pour pactiser avec les deux autres religions mais pour mieux asseoir son pouvoir en Ecosse, par exemple, qu’Edouard manipula Garin et divers templiers.

Bref, nous voici à nouveau plongé dans les intrigues. A fortiori, qu’un certain Philippe le Bel est également entré dans la danse.

 

Une danse macabre.

 

Le hasard faisant parfois l’Histoire, même romancée, Rose fut placée au service de l’épouse du roi de France, la gentille Jeanne. On devine que, devenu veuf, Philippe le Bel n’eut qu’à se servir en cette jeune fille vierge…

 « L’arc n’a-t-il aucune responsabilité quand la flèche atteint sa cible ? », n’hésita-t-il pas à déclarer alors que son confesseur, Guillaume de Paris, un dominicain, confirmait tout le mal que l’on peut penser de cet ordre obnubilé par la pseudo hérésie : « Mieux vaut brûler cent innocents que de laisser un hérétique corrompre les fidèles ».

 

Fils d’un même Dieu

 

Will Campbell s’est senti floué par le roi Edouard Ier, dont voici une déclaration qui démontre la « hauteur » du personnage : « Un homme se rend service en nettoyant sa propre merde » ! Campbell s’est senti tout aussi désabusé par l’attitude de certains parmi les plus hauts dignitaires du Temple, dont Jacques de Molay, qui acceptèrent l’invasion sanglante de l’Ecosse par le souverain anglais et qui, de plus, l’aidèrent à  mater ce pays. Un pays pourtant chrétien…

Or, Campbell était Ecossais. Déserta-t-il l’Ordre pour se mettre au service de son pays natal ? Retourna-t-il son épée contre ceux qu’il servit durant trois décennies ou marcha-t-il contre  l’Ecosse ?

Souvent, il lui revint à l’esprit cette phrase prononcée par Everard, un prêtre-templier : « Musulmans, chrétiens et juifs sont tous les fils d’un même Dieu, même si nous lui donnons des noms différents. En blessant nos frères, nous nous blessons nous-mêmes. »

Hélas, les rois d’Angleterre et de France et certains Templiers étaient très loin de partager cette sagesse…

 

Un ordre religieux odieux

 

Dans ce troisième tome, il apparaît à maintes reprises le rôle détestable – et si peu chrétien -  des dominicains. D’ailleurs, on se demande comment cet ordre religieux a pu poursuivre ses activités avec l’appui de nombreux papes.

Relisons Jacques de Molay, plus particulièrement cité par l’auteure Robyn Young dans le troisième tome de « L’Âme du Temple » (Editions Fleuve Noir) : « Nous savons que la tâche des inquisiteurs dominicains consiste à prouver la culpabilité, et non l’innocence. »

La « technique » inquisitoriale de ces chrétiens ( ?) était la suivante : « Briser des membres du corps humain, les brûler, les broyer, les disloquer, sans qu’une seule goutte de sang ne souille l’Eglise. »

Will Campbell échappa-t-il à cette torture ?

 

L’Âme du Temple (2) : La Pierre Noire

 

517Sy1Ie2EL__SL500_AA300_Dans une récente rubrique de la même chronique (« Fréquence Terre » du 28 mai 2010, voir, aussi, dans les archives), il a été question du premier remarquable tome de cette trilogie en forme d’épopée historique due au talent de l’auteure Robyn Young (Editions Fleuve Noir).

Les quelque 780 pages qui suivent sont de la même trempe et il est donc bien difficile de se détacher de la lecture des chapitres qui rebondissent les uns après les autres comme autant d’intrigues, de vengeances, de haine et d’amour, de vieilles querelles qui se règlent dans le sang.

Celui des chrétiens en Terre Sainte, celui de musulmans sur leur propre territoire, celui de mercenaires venus de l’étranger.

C’est fou, aussi, ce que certains peuvent nier ou renier leur parole pour une parcelle de ce territoire ou pour un bout de soi-disant pouvoir. On tue même sans le moindre remords ses frères de sang pour prendre la direction des affaires familiales.

 

Chasteté et amour

 

Depuis le premier tome, on suit, plutôt, on piste, Will Campbell, à la fois Templier (qui a donc prêté le serment de chasteté) et amoureux de la belle Elwen, on (re)découvre que Garin de Lyons, ami de Will, n’est qu’un faux frère, tout cela sur fond de « L’Âme du Temple », le groupe secret qui œuvre au sein de l’Ordre religieux et chevaleresque.

Mais que va donc faire la jolie Elwen dans les bras dudit Garin ?

Outre cette situation, une double question, lancinante, revient quasiment à chaque chapitre (il y en près de cinquante !) : les chrétiens vont-ils rester, abandonner ou être rejetés de la Terre Sainte ?

Et puis, il y a cette fameuse Pierre Noire. Il s’agit de la pierre vénérée à La Mecque et qui fut amenée du paradis par l’ange Gabriel.

C’est la Ka’ba (temple en forme de cube) qui l’accueille. Autrefois, elle était blanche et ce sont les péchés de l’humanité qui l’ont noircie. C’est la relique la plus importante des musulmans et dans la saga de « L’Âme du Temple », il est question de la voler, d’en faire une monnaie d’échange.

Acre est le dernier bastion des chrétiens. Will Campbell s’en sauvera-t-il « intact » afin de poursuivre l’œuvre des Templiers sous d’autres cieux ? Va-t-il en découdre avec le roi Edouard ? Pour assouvir sa vengeance ? Laquelle ?

Chaos et conspiration, pouvoir et destruction, passion et trahison sont quelques-unes des clefs de cette épopée… qui annonce le troisième tome : « Requiem ».

 

Passion et passionné

 

Et, comme de coutume en cette rubrique, voici quelques phrases pour illustrer le contenu fabuleux (dans tous les sens du terme) de « La Pierre Noire » :

 

« Nous sommes tous mourants. Peu à peu, chaque jour. » (Père Everard, prêtre-templier)

 

« Les vieux souvenirs sont comme du bois sec, la moindre étincelle suffit à les embraser. » (Robyn Young)

 

« Etre passionné est très différent d’être dominé par la passion. »

 

« Pourquoi la paix demande-t-elle tant d’efforts ? Pourquoi la guerre semble-t-elle souvent un état naturel ? Les chrétiens et nous-mêmes sommes en guerre depuis si longtemps que nous avons oublié pourquoi nous nous battions. » (Kalawyn, sultan)

 

« Il y a un temps pour la foi et un temps pour l’action. Seul un idiot irait sur le champ de bataille avec une bible pour unique protection. Nous ne pourrons pas retenir les Sarrasins avec des prières. » (Guillaume de Beaujeu, grand maître des Templiers)

 

L’Âme du Temple (1) : Le Livre du Cercle

  

20697618_1312588« L’Âme du Temple » est une trilogie romanesque et historique qui débute près de Jérusalem le 3 septembre 1260 avec une féroce bataille entre les Mamelouks, des guerriers esclaves d’Egypte, et les Mongols s’en revenant de pillages sanguinaires.

Ces derniers, appelés « la terreur des nations » ont perdu l’horrible combat. Il y a des monceaux de cadavres et les charognards « triomphent déjà dans le ciel » !

Le même jour, à la Porte Saint-Martin à Paris, un jeune clerc file à grandes enjambées et se retrouve dans un labyrinthe de ruelles. Il tient un livre dans une main. Livre qu’il vient de voler à la Commanderie de l’Ordre du Temple.

Un homme le poursuit, le clerc jette l’ouvrage derrière des barriques de pinard en pensant venir le récupérer quand il aura échappé à ce personnage à la cape grise qui le pourchasse.

Soudain, un carreau d’arbalète transperce la gorge du clerc, juste au moment où il allait révéler le nom de la personne l’ayant obligé à voler l’ouvrage…

Un peu plus loin, un marchand de vin ramasse un beau livre relié en vélin dont le titre est composé avec des feuilles d’or…

Le premier tome de « L’Âme du Temple », « Le Livre du Cercle », débute de la sorte et, ensuite, ce sont quelque 750 pages (dans l’édition « Pocket ») qui « tiennent » le lecteur littéralement scotché à une histoire fabuleuse dont l’enjeu principal est la Terre Sainte. Du moins, c’est ce que fait croire Robyn Young, l’auteure de ce très long roman.

 

Un écrit « explosif »

 

Car, « Le Livre du Cercle » pourrait bien être « explosif », lui que certains nomment aussi « Le Livre du Graal » :

- Nous devons supposer que l’assassin du clerc qui l’a poussé à voler Le Livre du Graal sont un seul et même homme. Ou au moins, qu’ils travaillent ensemble…

 

Et puis, voici les Dominicains qui entrent dans la danse. Impitoyables et sanguinaires inquisiteurs, ils se mettent en tête d’arrêter Pierre de Pont-l’Evêque, un troubadour du Sud.

Le Sud, les Dominicains le connaissent bien : c’est là qu’ils exterminèrent  les Cathares avec leur sale « Sainte Inquisition ».

C’est vrai que Pierre de Pont-l’Evêque chante et conte des passages du « Livre du Graal »…

A ce propos, l’artiste prétend que c’est un ange qui donna cet ouvrage trouvé au Saint-Sépulcre de Jérusalem.

Père Everard, prêtre au Temple à Paris, ne décolère pas :

- Dès que les Dominicains ne sont pas d’accord avec quelqu’un, ils le taxent d’hérésie ! On finirait pas croire que ce sont les Dominicains eux-mêmes qui ont écrit la Bible, et non Dieu. Quand je pense à tous ceux qui meurent brûlés vifs parce que leur opinion diffère de celle de l’Eglise… C’est eux qu’on devrait brûler !, clame-t-il à Hasan-le-Sarrasin un fidèle ami du prêtre.

 

Est-il membre du « Cercle », un Etat (secret) dans l’Etat templier ?

 

Quelques phrases…

 

J’aime bien partager quelques phrases puisées dans les ouvrages. Phrases qui interpellent, c’est le moins que je puisse dire :

 

« Mener une guerre est bien plus facile que combler une femme. » (Baybars, sultan).

 

« Chrétiens, musulmans, juifs, nous sommes tous les mêmes quand vient la guerre. Nous tuons, nous pillons, nous violons et nous défilons. Peu importe quel Dieu nous invoquons, nous ne faisons que détruire. La guerre ne profite qu’au vainqueur tandis que chacun profite de la paix. »

(Everard, prêtre).

 

« Un homme avisé déconseille de parler rudement à quelqu’un qui doit vous apporter à boire ou à manger. » (Un marchand pisan).

 

A présent, place à la suite de cette trilogie avec « Requiem » (700 pages) et « La pierre noire » (775 pages) aux Editions « Fleuve Noir ».

Que du bonheur littéraire en perspective ! 

 

Les nuits secrètes de Paris : illuminés et charlatans

 

134358630_MUn ami a eu l’excellente idée de m’offrir un ouvrage – écrit en 1963 -  qui prenait la poussière sur une étagère de sa bibliothèque : « Les nuits secrètes de Paris » de Guy Breton (réédition par l’éditeur François Beauval, en 1970), avec une très intéressante préface de Louis Pauwels.

A mon avis, ce livre ne doit plus être en vente dans le commerce, néanmoins il devrait être encore disponible dans certaines bibliothèques municipales. Ceci dit, on en trouve en « occasions » sur internet.

De Louis Pauwels (« Le Matin des Magiciens ») ce constat, ô combien encore d’actualité : « Le rationalisme total est, lui aussi, une église établie ».

Si j’évoque cet ouvrage datant bientôt d’une cinquantaine d’années, c’est parce qu’il me paraît aborder un sujet qui fait, malheureusement, toujours la « une » souvent dans les pages des faits divers.

Effectivement, Guy Breton a visité une vingtaine de sectes oeuvrant à Paris et, outre, une évidente envie de se moquer de la crédulité de certains adeptes, force est de constater que les gourous osent tout, vraiment tout, pour pigeonner leurs proies.

En plus de 250 pages, l’auteur nous emmène à des réunions (dans des appartements, arrière-salles de bistros…) où des gens (de l’avocat à l’employé, de la secrétaire à l’ingénieur…) entreprennent des rituels auxquels, visiblement, ils adhèrent de leur plein gré.

Il y a les adorateurs du nombril, du feu, du soleil, de l’oignon, des disciples de ceci, des anges de cela, des druides dont l’un tient les propos suivants :

« Ce sont les modernes qui ont fait du cerveau le siège de l’esprit. En réalité, notre esprit est situé dans notre sexe… ».

Ce type de secte serait drôle s’il n’était dangereux.

  

Le prix du sang : « affaires », politique, sexe et mort

  

1053494-gfOn est loin, très loin, de mes deux genres littéraires préférés : romans historiques et de terroir. Bien que...

Bien que, l'auteur fasse très souvent allusion à des faits contemporains : attentats du 11 septembre, de Londres, de Madrid..., GICM, etc. Dès lors, pourquoi ne pas partager cette lecture dans ma rubrique même si l'essentiel relève du polar pur et dur ?

 Un papy qui conduit – à grande vitesse – un camion empli de matériel de construction (planches, barres métalliques…) destiné à restaurer le logement de sa fille à Séville puis, soudain, un pneu qui éclate et c’est le crash. Mortel. Papy n’est plus.

Mais, sur la même autoroute urbaine circule un Russe. Il fait partie de la mafia qui opère principalement dans la prostitution.

Une barre métallique du camion de papy se détache et s’envole dans les airs et dans le crâne dudit mafiosi. Deuxième mort.

 

Truands et politiques

 

Dans le coffre du véhicule du Russe, les policiers trouvent 8 millions d’euros et quelques DVD.

L’enquêteur Falcon, qui travaille déjà sur un terrible attentat à Séville, est chargé de remonter la filière, lui dont l’ex-femme aurait été massacrée par un notable de la ville, le principal juge d’instruction en personne ! Du moins, en principe… Est-ce lui qui a tué la femme ou un tueur à gages ?

Ce polar de Robert Wilson « Le prix du sang » (Editions Robert Laffont) se révèle alors être une suite ininterrompue et haletante de situations mettant aux prises des flics, cela va de soi, des truands, c’est également logique, mais, également,  des politiques d’envergure et des hommes d’affaires de premier plan, véreux à l’extrême, certains ayant été filmés à leur insu dans des situations assez compromettantes (les DVD retrouvés dans le coffre du Russe).

Mafia, terrorisme, espions, barbouzes, comploteurs, traite humaine, racket, blanchiment d’argent, attentat, séances de tortures et de mises à mort d’une jolie femme, rapt d’enfant de 8 ans… sont les ingrédients du polar de Robert Wilson considéré comme un maître du genre.

 

Sexe et mort, terreur et intrigue

 

Les labels de l’écrivain semblent être sexe et mort, terreur et intrigue.

L’enquêteur Falcon dénouera-t-il l’affaire ou succombera-t-il, lui aussi, à la « tentation » ou à la pression ?

Et puis, voici un père de famille, grand ami et « frère » de Falcon qui apprend que son fils (18 ans) a « des intérêts sérieux dans la vie, autre chose que le hip-hop et les jeux vidéo hyperviolents » sauf que ce fils aurait été recruté par un groupement terroriste international qui préconise l’attentat suicide ! Mais, pour qui « travaille » réellement cet « ami » ? Se sacrifiera-t-il face à des fanatiques ?

Ainsi, à chaque chapitre, une intrigue se fait jour. Et, comme il y a trente-deux chapitres, même Consuelo, la plus récente conquête amoureuse de Falcon entre dans le bal…

Et, « comme un tueur potentiel semble avoir plus de pouvoir qu’une personne qui tend une main secourable », le suspens va crescendo.

En d’autres termes : un polar à en perdre haleine !

 

Le carnet de cuisine de Belle-Île

 

 

51phPktX6cL__SL500_AA300_Je l’avoue humblement, les ouvrages traitant de gastronomie et de cuisine ne sont pas ma tasse de thé !

Mais, quand j’ai reçu en service de presse « Le carnet de cuisine de Belle-Île » de Soisick Boulch (Editions « Le Télégramme ») m’est soudain revenue en mémoire la semaine à Belle-Île-en-Mer l’été dernier avec son cortège de succulents (le terme est choisi) moments : escapades pédestres et contact avec la nature magnifique, visites d’endroits légendaires, merveilleux et insolites (Le Palais, Sauzon, Locmaria, l’Apothicairerie, la Pointe des Poulains chère à Sarah Bernhardt, des mégalithes, des phares, des plages…) et, pour couronner le tout, quelques repas dans de typiques restaurants îliens.

A travers le livre de Soisick Boulch, journaliste et « cuisinière inventive » (ce qui n’est pas incompatible, que du contraire !), j’ai retrouvé tous ces endroits et ces saveurs, autrement appelés « Le goût de Belle-Île-en-Mer).

De la soupe à la glace à la lavande en passant par terrines, poissons, viandes et légumes, je vous avoue qu’une lotte-crème d’asperges vaut le détour !

Néanmoins, j’ai lu avec nostalgie la recette de pain-perdu d’Armande, la grand-mère de l’auteure, et je me dis qu’au-delà du temps et des mers et des terres, les recettes simples restent éternelles.

Ma grand-mère au « pain-perdu » ardennais s’appelait Valentine.

 

Les vendanges de Juillet

 

 

9782266182133R1Les quelque 760 pages de cet ouvrage (« Les vendanges de Juillet » aux Editions Pocket) sont signées par une spécialiste du genre (le « Terroir »), Françoise Bourdin, qui nous mène au cœur d’une saga familiale en milieu vigneron bordelais où, quasiment à chaque page, on assiste à un rebondissement, à un secret tu ou dévoilé aux forceps, à une intrigue ou à un dénouement – partiel, heureux, malheureux, inattendu… - , bref, des centaines de pages qui tracent l’histoire des Laverzac et apparentés, dynastie en forme de fleuron dans le Médoc.

Il y est question de « grand complot », de successions, de bâtards, d’amours légales et interdites, cachées et « honteuses », de rivalités entre enfants et beaux-enfants, bref, tous les ingrédients d’un typique roman de Terroir qui ne peut que régaler les amoureux du genre.

 

L’Olympe des Infortunes : crasse et humanité

 

  

9782260018223« L’Olympe des Infortunes » de Yasmina Khadra (Editions Julliard) est, à première vue, un livre noir comme la crasse et la vermine qui forment la peau de ces êtres dits humains qui ont pour territoire une décharge publique à front de mer.

Mais, c’est aussi un ouvrage qui plonge le lecteur dans la société de clochards dont certains manient une sorte de philosophie de (sur)vie comme un étendard, alors que d’autres s’enlisent ou paraissent se complaire dans une déchéance qui n’a plus rien d’humaine.

D’ailleurs, les Junior, Ach, Pacha, Mama, Haroun, Pipo… sont-ils encore des êtres humains ? Oui, quand on lit sous la plume de l’auteur qu’ « il est impératif de trouver du talent à un raté, et du génie à un détraqué. »

Des hommes qui rêvent, qui survivent, qui prient en silence et émettent des bribes pathétiques d’incohérence.

Et, durant ce temps, le flux et le reflux de la mer semblent éternels, jusqu’au jour où débarque un homme tout de blanc vêtu, celui qui se prétend, justement, « l’Eternel » et qui s’appelle « La Vérité »…

Junior, l’un des « héros » de ce roman,  retournera-t-il à la ville ?

 

Le Serviteur du Prophète

 

2914569297Dans une précédente rubrique (« L’Escholier de Dieu »  du 21 février 2010), j’avais clamé mon enthousiasme à avoir découvert l’auteur Mika Waltari.

Dans « Le Serviteur du Prophète » (Editions « Le Jardin des Livres »), on retrouve Mikaël, l’« escholier » en question, qui, après maintes péripéties, souvent sanglantes, en Finlande (son pays d’origine), au Danemark, en France, en Allemagne, parfois sous le couvert d’être un disciple du docteur Paracelse, décide de se rendre en terre sainte pour accomplir un pèlerinage.

Accompagné de son fidèle « frère » et ami Antti, il embarque à Venise sur un bâtiment pas très sûr ni confortable. Mikaël-le-Pèlerin y fait la connaissance de l’envoûtante Giulia qui cache son visage derrière un voile.

Mystérieuse et ô combien désirable, la jeune femme accepte l’approche « amoureuse » du jeune homme à une seule condition : qu’elle reste voilée.

« Je t’en prie, Mikaël mon amour, écoute-moi ! Je suis jeune moi aussi et je sais que l’on ne vit qu’une fois ! Mais je ne puis découvrir mon visage, sinon nous serons séparés pour toujours. Ne peux-tu m’aimer sans le voir quand tu sais que je t’attends de toute ma tendresse ? Pour l’amour de Dieu, Mikaël, ne regardez pas mes yeux… ils portent malheur ! »

Durant leurs étreintes, Mikaël arrache le voile et dans le joli visage, il découvre deux yeux de couleur différente : le gauche est bleu comme la mer et le droit du brun de la noisette.

C’est le début du malheur…

 

Renégat ou homme sincère ?

 

Un pirate attaque la frêle embarcation. La plupart des pèlerins sont décapités, Mikaël ne doit sa vie qu’en se convertissant à l’islam, son destin a basculé ! Renégat ? Cherchant ? Opportuniste ? Sincère ?

Il devient esclave à Alger, puis, on découvre une approche ou une interprétation édifiante de l’islam, du moins, du Coran : « Cet islam signifiant soumission à Dieu, et que ce Dieu, appelé Allah, est le même que le Sang-dieu des Français, le Herrgott ou Donnerwotter des Germains ou les Deus et Dominus du latin. »

Ensuite, compte tenu de son immense savoir, Mikaël est apprécié au palais du Sultan des Ottomans (très tolérants vis-à-vis des juifs et des chrétiens, sauf lorsqu’ils envahissent d’autres régions que la Turquie), Représentant d’Allah, Souverain des Souverains, Empereur d’Orient et d’Occident, Chah des Chahs, Porte de la Victoire…, n’en jetons plus, on a compris que cet homme est tout puissant !

Mais, Mikaël ne paraît pas être en conformité avec sa conscience : « Je sentis au fond de moi une angoisse inexprimable en songeant aux magnifiques cathédrales de la chrétienté qui entendraient bientôt retentir du haut de leurs clochers la voix rauque des muezzins appelant les fidèles à la prière. Mon sang, la foi dans laquelle j’avais été élevé, le souvenir de mes ancêtres, tout cela m’attachait aux nations de l’Occident… (…) Le lecteur indulgent saura apprécier, j’espère, mon innocence et la simplicité de mon cœur en matière de foi. »

Mikaël va-t-il, une fois encore, tourner sa veste ?

Pour conclure, voici trois phrases qui illustrent aussi ce remarquable roman historique :

« Dans le monde de la politique, la loyauté est une forme d’imbécillité. »

« Qui sait apprécier le bonheur et l’amitié avant de les avoir perdus ? »

« L’homme vaut mieux que la politique… »

 

L’époustouflant « Manuscrit de Sainte-Catherine » et l’Internationale intégriste

 

abce3455aa4035d1a8307d3e511cece4« Ne perdez jamais de vue, père, que l’enfer est un regret éternel fait de larmes inutiles ».

Quel toupet ! Effectivement, l’archevêque Joachim du Sinaï, abbé du monastère Sainte-Catherine, bâtiment sacré élevé il y a quinze siècles au pied du Mont Horeb, n’est qu’un malotru, voire un voyou sans le moindre scrupule.

Le père Hieronymos, bibliothécaire, en est parfaitement conscient, lui qui vient de recevoir cette mise en garde à peine déguisée de son supérieur.

Un archevêque qui flanque le moine érudit d’un garde-chiourme, le père Maximos, appartenant à « cette catégorie d’individus qui croissent en sottise jusqu’à la mort ».

Cet « âne bâté » doit surveiller Hieronymos et rendre compte de ses moindres faits et gestes à Joachim.

Or, un jour, grâce à un subterfuge, le père-bibliothécaire peut ramener dans sa cellule « Le Livre », un manuscrit d’une trentaine de pages, sans titre, ni date, ni nom d’auteur, mais d’expression moderne.

Hieronymos subodore une découverte capitale. Il n’a pas tort.

Voici, résumées, les premières pages du « Manuscrit de Sainte-Catherine » de Willy Deweert (Editions Desclée de Brouwer-Mols), un véritable thriller mystique d’une intrigue et d’une « profondeur » qui nous changent des fadaises de Dan Brown.

D’ailleurs, l’auteur, au détour d’une explication, aborde le fameux « Da Vinci Code » : « Ce roman mal torché, mensonger de la première à la dernière ligne, s’est vendu à plus de soixante millions d’exemplaires. On polémiqua, on réfuta, on accusa Dan Brown de plagiat, mais il n’eut aucun impact sur les âmes. Et pour cause, il ne contenait pas une once d’intériorité. Sa notoriété relevant d’une accumulation de tartes à la crème dont le public est friand. Un coup éditorial réussi au-delà de toute espérance. Sans plus. »

 

Une bombe mystique

 

Mais qui est venu déposer ce manuscrit sur un rayonnage du père Hieronymos ? Pourquoi le bibliothécaire est-il autant surveillé ? Maximos est-il aussi taré qu’il le laisse sous-entendre ? Pourquoi cette attitude dédaigneuse et franchement hostile de Joachim ?

Même si Hieronymos a conscience que « Le Livre » est une bombe à retardement, qu’il croit qu’il a été rédigé par Dieu Lui-même, sa mission est de le porter à la connaissance de l’humanité.

Ecrit par Dieu ou rédigé par le pape, le Patriarche de Moscou ou le Dalaï-lama ?

« A n’en pas douter, une personnalité de premier plan. Son contenu équivaudrait à une bombe mystique d’une puissance inégalée. »

Un cardinal du Vatican  précise :

« L’ensemble du texte doit être de la dynamite. Je comprends la fureur des intégristes… Les autorités religieuses, toutes croyances confondues, sont aux abois. »

Et pas qu’elles ! Politiques, journalistes, services secrets, barbouzes en tous genres, sont sur le pont…

 

La belle et l’amnésique

 

Et puis voici, en Sicile, Salvo un chirurgien de renommée qui a complètement perdu la mémoire (et sa fille unique) dans un « accident ».

Mais, petit à petit, grâce à Tiziana, une amie de sa fille disparue, la mémoire lui revient.

Leur quête du « Livre » peut débuter, a fortiori que d’étranges messages parviennent sur l’écran de l’ordinateur de l’amnésique…

En dire davantage serait quelque peu dévoiler la trame superbement bien ficelée de cette intrigue. Dès lors, à vous de plonger dans cet univers de mystère qui allie à la fois le polar et les combines, l’Histoire et le religieux, le sacré et le profane.

« Secousse sismique spirituelle d’une magnitude incommensurable. Un tremblement de religion bouleverse nos habitudes, nos pensées, nos croyances, nos modes de vie. Ce Livre est un bug imparable. »

L’Internationale intégriste se déchaîne. Arrivera-t-elle à ses fins ?

 

Métronome de Lorànt Deutsch : une « autre » histoire de France

 

21487047_4527861J’ai trois points en commun avec Lorànt Deutsch, acteur (prix Jean Gabin) et écrivain (« Métronome – L’histoire de France au rythme du métro parisien », Editions Michel Lafon) : l’amour de l’écriture, de l’Histoire (non pas celle de cénacles !) et de Paris.

Grâce aux stations de métro, une pour chaque siècle, l’auteur (qui a entrepris un remarquable travail de « terrain ») nous convie à remonter le temps et à découvrir maintes facettes qui permettent de mieux comprendre « la colonne vertébrale de Paris ». Et, par corollaire, une histoire de France souvent méconnue (ou occultée).

Ainsi, on apprend que Victor Hugo a sauvé de la folie destructrice immobilière les arènes de Lutèce : « Il n’est pas possible que Paris, la ville de l’avenir, renonce à la preuve vivante qu’elle a été la ville du passé. Le passé amène à l’avenir. Le Conseil municipal qui détruirait les arènes se détruirait en quelque sorte lui-même. »

 

Des mammouths à Pépin le Bref…

 

On apprend encore qu’une belle légende dit que les rues Saint-Jacques et Saint-Martin ont été empruntées par des mammouths descendant des collines pour aller boire l’eau de la Seine, que les restes de la première cathédrale de Paris sont cachés sous un parking, que le fameux point zéro des routes de France situé sur le parvis de Notre-Dame est l’héritage d’un poteau ou « Echelle de Justice » de l’évêque de Paris, là où des accusés venaient faire amende honorable avant de recevoir leur condamnation. C’était une sorte de pilori, en somme.

Les gisants et la crypte de la basilique Saint-Denis sont, pour Lorànt Deutsch, le lieu « le plus Historique de France ». Pensez donc, plus de soixante-dix représentants de la monarchie qui « nous observent de leur regard fixe ».

Et, d’anecdote en anecdote, on apprend encore que si Pépin fut surnommé « le Bref » c’était en raison de sa petite taille, que le terme « Conciergerie » ne vient pas de « concierge » et de « comte des cierges », celui surveillant les cierges au palais royal, mais de « conservius » celui qui était au service du palais…

 

Casque d’Or et verrues

 

Il y a, encore, en 1911, la Joconde qui est dérobée par un ouvrier italien désireux de restituer le tableau au pays de Léonard de Vinci. Durant deux ans, il conserva l’œuvre sous son lit dans sa petite chambre parisienne et Mona Lisa souriait pour lui tout seul…

Et, que penser des alentours de la future place de la République, « un monde des Apaches » - des voyous – et de « Casque d’Or » – une prostituée fort courtisée – où l’on croise des ouvriers endimanchés, des cocottes épouvantées, des provinciales naïves et des gigolettes délurées ?

Et puis, il y a les « verrues » du XXe siècle : Centre Pompidou, Opéra-Bastille, Grande Arche, cette dernière étant, pour l’auteur, le point d’orgue du mauvais goût.

En attendant le « Grand Paris » ?

  

La Cathédrale de la mer et la revanche du « serf-bâtard »

 

 

9782221107812Dès la première page de ce roman historique « La Cathédrale de la mer » d’Ildefonso Falcones (Editions Pocket), on sent que l’auteur maîtrise parfaitement son sujet. Celui d’allier des faits historiques (la détestable Inquisition, les pouvoirs – dont celui de cuissage – de seigneurs féodaux et de nobles, la pauvreté et la soumission paysannes…) à un déroulement de l’action allant de rebondissements crédibles en intrigues palpitantes ou en moments de révolte salvatrice.

 

De féroces prédateurs

 

Cet ouvrage de quelque 800 pages évoque ces arrogants qui volent la plus grande partie des biens des paysans et des artisans, qui s’autorisent à coucher avec n’importe quelle mariée le jour des noces, qui obligent les paysannes à allaiter leurs propres enfants, à servir au château et, si elles sont jolies, d’être des amantes humiliées, tout cela sous l’œil indifférent ou complice de l’Eglise. Quand , bien sûr, ce ne sont pas les ecclésiastiques eux-mêmes qui s’érigent en de féroces prédateurs.

- Ne te fie jamais à ceux qui prétendent servir Dieu. Leurs paroles ne sont que des prétextes et ne valent pas grand-chose, expliqua le père de Bernat.

 

Une génération plus tard :

- Nous nous en sortirons, je te le promets !, dit ce même Bernat, honnête paysan qui sera floué par les nantis et les puissants, à son  fils Arnau considéré comme un « bâtard », puisque sa mère fut violée par le seigneur local le jour de ses noces.

 

Deux générations après : obligé de baiser les pieds de nobles barcelonais et de leur progéniture hautaine, l’adolescent Arnau se jura de venger son père, lâchement écrasé pour avoir tenté de nourrir son enfant.

 

Cette fresque du XIVe siècle montre, alors, la lente ascension d’Arnau à l’image des pierres qui, l’une après l’autre, vont former la Cathédrale de la mer bâtie par et pour le peuple et dont il porta péniblement certains blocs.

 

Humiliation et humanisme

 

Parfois, une pierre s’écroule mais, grâce à la ténacité des bâtisseurs et de leurs aides (les fameux porteurs, les bastaixos), l’édifice s’élèvera dans un ciel sans nuages.

D’intrigue en déception sentimentale, d’humanisme (au risque de sa vie, il sauva celle d’enfants juifs) en complot fomenté par des personnes envieuses et rancunières, Arnau sera même trahi par un proche. Rien ne lui sera épargné !

Sera-t-il définitivement écrasé comme le fut son père par ceux qui, dès son enfance, lui vouaient mépris, l’humiliaient, à cause de sa condition sociale ou bien sortira-t-il grandi des épreuves et reconnu à sa juste valeur ?

 

 La France des villages : comme un air de terroir…

  

9782263043949R1Inutile de le cacher : je suis un fervent amoureux de tout ce qui touche au concept de terroir.

Avec « La France des villages » (Editions Solar), j’ai été comblé. Pensez donc, 1.001 photos et de nombreux textes pour les agrémenter et nous rappeler que la France est la championne d’Europe du plus grand nombre de communes : 37.000, soit trois fois plus qu’en Allemagne et près de cinq fois plus qu’en Italie et en Espagne.

Et, pour peaufiner ces statistiques, il faut encore savoir que plus des trois quarts des bourgades accueillent moins de 2.000 habitants et plus de 10 .000 villages en comptent moins de 200.

Quand j’ai tourné les 464 pages de cet ouvrage (à moins de 10 euros l’exemplaire !), j’ai aussitôt pensé à cette mythique émission télévisée « Des racines et des ailes » (France 3) : beauté des images, qualité des commentaires, et, avec cette petite touche qui fait dire : « Je vais y aller ou y retourner ! ».

 

Cinq grands chapitres composent « La France des villages » :

. Les témoins de l’histoire : villages perchés, bastides, médiévaux, Renaissance, fortifiés, d’abbayes et de sanctuaires.

. Au bord de l’eau : villages des fleuves et des rivières, lacustres, des marais et des canaux, portuaires, des îles et du littoral.

. Au pied des montagnes : cirques et vallées, villages d’estive et d’altitude, volcaniques.

. Les trésors des campagnes : villages des vignes, fleuris, au cœur des forêts.

. Entre charme et insolite : villages de colombages, troglodytiques, colorés.

 

Bienheureux les éditeurs qui publient pareils ouvrages !

  

 

 

14:37 Écrit par PGF dans Mes lectures | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |